8 avril 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Dixième film

Le jeudi 11 Avril, à 20H15
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :


Bug (2007) de William Friedkin




Quand le réalisateur de "French Connection" (1971) et "L'exorciste" (1973)
adapte une pièce du dramaturge Tracy Letts 




La projection sera présentée dès 20h20 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film !



" Bug, un thriller claustro et politique qui passe à la sulfateuse la paranoïa US et les délires manichéens."
Première



"Aussi direct que retors, Bug s’entortille ainsi tout du long, nous entraînant jusqu’au fond du siphon."
Objectif-cinéma.com



"I have to say right now that honestly Bug is in many ways, the most profound and disturbing film I've made"
William Friedkin



Pour vous donnez une petite idée du film, voici un court trailer :
https://www.youtube.com/watch?v=Slg59ufLKXk
Un conseil : ne vous informez pas plus, oubliez même ce que vous venez de voir !

1 avril 2013


Cycle Road Movie - Huis Clos / Neuvième film

Le Mardi 02 avril 2013, à 20h15
proposé par une étudiante en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée


Everyone Else (2009) ,
une passion allemande passée dans la fournaise d'un été sarde
réalisé par Maren Ade


La projection sera présentée dès 20h15 par une étudiante en cinéma de l'Université de Strasbourg, et sera suivie d'une analyse plus approfondie après la projection. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!

Résumé: Gitti et Chris filent le parfait amour dans leur maison de vacances en Sardaigne. Évidemment Chris perd un peu ses cheveux, évidemment Gitti se demande si le temps n'est pas venu de... De quoi d'ailleurs ? Lorsqu'ils rencontrent un autre couple ,Hans et Sana, qui va remettre en cause leurs certitudes et ce fragile équilibre vole en éclats. Jusqu'où est-on capable de se renier pour sauver son couple ?



« La réussite est si complète que les noms qui viennent aux lèvres sont Bergman et Fassbinder. (...) On porte désormais les plus grands espoirs sur Maren Ade. » Cahier du cinéma

« Everyone Else n'est plus seulement un brillant exercice d'observation mais aussi une tragédie amoureuse, cristallisée par une mise en scène rigoureuse. » Le Monde

« Voilà un film allemand personnel, idéaliste, satirique, riche et universel. » Positif

« On a le droit de trouver artificielle ou maniérée cette autopsie d'un couple, saisie dans un huis clos estival. Mais la réalisatrice donne sa chance à chacun de ses personnages et dessine un mal d'aimer contemporain : doutes professionnels et manque d'assurance s'ajoutent à la difficulté à s'engager, voire au plaisir de blesser. Chris et Gitti, brillamment interprétés par Lars Eidinger et Birgit Minichmayr, sont bien des héros d'aujourd'hui. » Télérama



25 mars 2013

Cycle Road movie - Huis clos/ Huitième film

Jeudi 28 mars à 20h15
proposé par les étudiants en cinéma à l'Université de Strasbourg, 
venez découvrir ou redécouvrir à l'Odyssée: 

Les Fleurs de Shanghai (1998)
Hou Hsiao Hsien 



"Le Shanghai rêvé des maisons closes du XIXe siècle était reconstitué avec une telle précision que l'âme et les habitudes des hommes et femmes qui évoluaient dans ces milieux à cette époque semblaient flotter sur le plateau." 
> Interview de Michelle Reis dans Les Cahiers du cinéma, Hors série Made in China

La caméra se fait alors discrète et n’effectue que de longs mouvements légers comme si elle tentait de se glisser, à l’insu des héros, dans les conversations et les jeux. Les histoires sont rythmées de façon quasi hypnotique par des plans-séquences assez lents qui peuvent ennuyer certes, mais parviennent quand même à dégager des sentiments. 

12 mars 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Sixième film


Le mercredi 12 Mars 2013
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :

L`ange exterminateur (1962)
Un film de Luis Buñuel

Projection à 20h10 précédée d'une introduction au film et à l'oeuvre du cinéaste par des étudiants en cinéma et suivi d'une analyse plus avancée puis d'un débat autour du film.

"Mais au milieu des gags, des énigmes, des images insolites et des situations incongrues, le regard de Bunuel est là, laser impitoyable qui met en évidence la médiocrité des comportements humains."
Françoise Maupin  pour le Figaroscope

"Il avait juste eu une idée, elle l’amusait, il la mettait en oeuvre, en toute liberté. C’est cette obstination mystérieuse à respecter son instinct, son inspiration, les pulsions de son inconscient qui caractérise le mieux le cinéma de Buñuel"
Jean-Baptiste Morain pour Les Inrockuptibles

"Pour les psychanalyste, L'ange exterminateur est une satire de toute puissance de l'inconscient collectif; en termes plus simple, cela correspond à une croisade contre les réflexes "moutonniers", qui aurait les apparens d'une fable."
Henry Chapier pour Combat (12 mai 1963)

3 mars 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Cinquième film

Le jeudi 07 Mars 2013
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :


Gerry (2002)
Un film de Gus Van Sant



Le premier opus de la tétralogie expérimentale de Gus Van Sant

Projection à 20h10 précédée d'une introduction au film et à l'oeuvre du cinéaste par des étudiants en cinéma et suivi d'une analyse plus avancée puis d'un débat autour du film.
Mais tout d'abord un peu de publicité critique :

« C'est peu de dire qu'il s'agit d'un chef-d'oeuvre : le film le plus impressionnant non seulement de Gus Van Sant, mais du cinéma américain le plus récent. Sa vision tient de l'expérience physique, et il faut n'avoir jamais ressenti la suffocation, le terrassement, l'enlisement, la sensation de sa propre disparition, pour ne voir là qu'une distraction arty destinée à ces tordus d'Européens. [...] [On] s'interroge sur ce qui a bien pu piquer Van Sant, devenu un très bon cinéaste hollywoodien, pour le conduire à quitter les rails meanstream chic sur lesquels il surfait allègrement depuis dix ans ?
L'amour, sans doute, pour ces deux Gerry, gosses américains lascifs qui s'engagent jusqu'à se perdre dans on ne sait quel désert Mojave, sans la moindre goutte d'eau, sans la moindre prévenance, par amitié, par jeu. Que le film soit une allégorie de l'amour fou est une évidence, mais qu'il tienne à la fois de la sécheresse et de la virtuosité, qu'il ne vende aucune expérience (un Koh Lanta antonionien ?), qu'il abandonne, au fur et à mesure de son périple passionnel et suicidaire, la simple idée de maîtrise, nous dévaste et nous ravage de plaisir. On a rarement vu le cinéma s'aventurer comme ça. »
Philippe Azoury pour Libération 

« Depuis quand n'avons-nous pas vu coup sur coup deux films si nouveaux dans le cinéma américain ? Il est temps de chanter l'héroïsme de Gerry et d'Elephant »
Stéphane Delorme pour Les Cahiers du cinéma

18 février 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Quatrième film

Le Jeudi 21 février,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :

Alice dans les villes (1974)
réalisé par Wim Wenders



http://www.cinemotions.com/data/films/0155/76/1/affiche_Alice_dans_les_villes_1973_1.jpg 



 Le film qui lancera définitivement la carrière de l'illustre cinéaste allemand!
 

La projection sera présentée dès 20h20 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!


    C’est un coup dur, quand on fait un film, d’aller au cinéma et de voir le même à l’écran”, déclarait Wim Wenders pour expliquer la genèse d’Alice dans les villes, son quatrième long métrage. Invité à la projection de La barbe à papa de Peter Bogdanovich, le réalisateur y découvre des similitudes avec son projet. Alors qu’il s’apprêtait à tourner, il est obligé de reprendre son scénario. Il en gommera l’aspect policier et réalisera un film avec moins d’action que prévu. Ce contretemps, rétrospectivement bienvenu, lui permettra de développer les aspects qui deviendront les lignes de force de son oeuvre : l’errance physique et psychique, le road-movie, les dialogues entrecoupés de silences, un regard neuf sur la ville moderne. La quête de Philippe et d’Alice les emmène dans différentes parties de d’Allemagne. L’occasion pour Wenders de trouver une poésie inattendue aux grands ensembles urbains, sublimés par la photographie de Robbie Muller. Rüdiger Vogler interprète avec talent ce journaliste cool et désabusé qui s’éveille peu à peu à la tendresse, et Yella Rottländer compose une irrésistible et émouvante Alice. Film décisif, Alice dans les villes donnera naissance à une trilogie du voyage – il en constitue le premier volet et sera suivi par Faux mouvement et Au fil du temps. Wim Wenders incarnera alors le renouveau du cinéma allemand, au même titre que Werner Herzog et Rainer W. Fassbinder.

Propos extraits du site www.arte.tv


3 février 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos, deuxième round

Le Mardi 05 février,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :

Easy Rider
de Dennis Hopper (1969)

Easy Rider, symbole culturel d'une Amérique hippie.

La projection sera présentée dès 20h15 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!

« En signant ce road-movie défoncé, Dennis Hopper entre définitivement dans la légende, pose les bases d’un cinéma rock et ouvre les vannes du «nouvel Hollywood» furibard des années 70 ».
Bruno Icher, « Easy Rider » l'essence du mythe, Liberation Next, 31 mai 2010.

« La super moto chromé de Captain America ; cette magnifique mécanique recouverte de la bannière étoilée, c'est l'Amérique. Et à n'importe quel moment, l'accident pouvait arriver ».
Peter Biskind, Le Nouvel Hollywood, p. 97.


« Tout semblait différent après Easy Rider (...) les cadres des studios étaient angoissés, effrayés parce que désormais, ils ne possédaient plus les réponses. Vous ne pouviez pas imiter ce genre de film aussi facilement que ça, il était difficile de pondre de la contre-culture en série ».
Peter Biskind, Le Nouvel Hollywood, p. 99. 

25 janvier 2013

Ouverture du cycle Road Movie - Huis Clos

Le 31 janvier,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,

venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :


Les Raisins de la Colère
de John Ford (1940)






John Ford adapte au cinéma le chef d'oeuvre de John Steinbeck. 

La projection sera présentée dès 20h20 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!



En guise d'amuse-gueules qui pourraient attiser votre curiosité cinéphile, voici quelques morceaux de choix des exégètes de John Ford!


« John Ford (…) est un personnage inouï, très déroutant, l'un des derniers grands cinéastes qui se sont formés avec le cinéma muet, en faisant tout eux-mêmes. Ils ont pris l'habitude d'être «  les seuls maîtres à bord » de leurs films et ne supportent pas les contraintes. Ils emploieront la force, la ruse, mais finiront toujours par obtenir ce qu'ils désirent, par filmer ce qu'ils veulent, quitte à réécrire le scénario sur le plateau. » 
Robert Parrish, in Amis Américains, p. 296


« (…) il est l'un des seuls cinéastes à avoir bâti une œuvre à la mesure de l'Amérique. La vaste saga que forment ses films ressemble à un miroir où se réfléchit ce pays passionnant et contradictoire, immense surtout. (…) Ford ne s'est intéressé qu'à une Amérique bien précise : celle des gens simples, des pionniers, des militaires obscurs, des fermiers. « Je suis un paysan et je suis fier de l'être » a-t-il déclaré. »
Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, in 50 ans de cinéma américain Tome I, p.460




« Ces films sont tous des odyssées de groupes, de plusieurs personnes appartenant au même milieu, la même collectivité. Ford ne s'intéresse aux problèmes personnels (…), que dans la mesure où ils recoupent ceux de la communauté. » 
Bertrand Tavernier, in Amis Américains, p. 53




et enfin, un extrait du livre de Steinbeck, qui est sans doute la meilleure publicité qui puisse être faite au film :

« (…) et la consternation se lit dans les regards, et la colère commence à luire dans les yeux de ceux qui ont faim.
 Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines. »
 John Steinbeck, in Les Raisins de la Colère, chap 25


Venez nombreux!