Le 31 janvier,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :
Les Raisins de la Colère
de John Ford (1940)
John Ford adapte au cinéma le chef d'oeuvre de John Steinbeck.
La projection sera présentée dès 20h20 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!
En guise d'amuse-gueules qui pourraient attiser votre curiosité cinéphile, voici quelques morceaux de choix des exégètes de John Ford!
« John Ford (…) est un
personnage inouï, très déroutant, l'un des derniers grands
cinéastes qui se sont formés avec le cinéma muet, en faisant tout
eux-mêmes. Ils ont pris l'habitude d'être « les seuls
maîtres à bord » de leurs films et ne supportent pas les
contraintes. Ils emploieront la force, la ruse, mais finiront
toujours par obtenir ce qu'ils désirent, par filmer ce qu'ils
veulent, quitte à réécrire le scénario sur le plateau. »
Robert Parrish, in Amis Américains,
p. 296
« (…) il est l'un des seuls
cinéastes à avoir bâti une œuvre à la mesure de l'Amérique. La
vaste saga que forment ses films ressemble à un miroir où se
réfléchit ce pays passionnant et contradictoire, immense
surtout. (…) Ford ne s'est intéressé qu'à une Amérique
bien précise : celle des gens simples, des pionniers, des
militaires obscurs, des fermiers. « Je suis un paysan et je
suis fier de l'être » a-t-il déclaré. »
Jean-Pierre
Coursodon et Bertrand Tavernier, in 50 ans de cinéma américain
Tome I, p.460
« Ces
films sont tous des odyssées de groupes, de plusieurs personnes
appartenant au même milieu, la même collectivité. Ford ne
s'intéresse aux problèmes personnels (…), que dans la mesure où
ils recoupent ceux de la communauté. »
Bertrand Tavernier, in
Amis Américains, p.
53
et enfin, un extrait du livre de Steinbeck, qui est sans doute la meilleure publicité qui puisse être faite au film :
« (…) et la consternation se
lit dans les regards, et la colère commence à luire dans les yeux
de ceux qui ont faim.
Dans l'âme des gens, les raisins de la
colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges
prochaines. »
John Steinbeck, in Les Raisins de la Colère,
chap 25
Venez nombreux!