25 mars 2013

Cycle Road movie - Huis clos/ Huitième film

Jeudi 28 mars à 20h15
proposé par les étudiants en cinéma à l'Université de Strasbourg, 
venez découvrir ou redécouvrir à l'Odyssée: 

Les Fleurs de Shanghai (1998)
Hou Hsiao Hsien 



"Le Shanghai rêvé des maisons closes du XIXe siècle était reconstitué avec une telle précision que l'âme et les habitudes des hommes et femmes qui évoluaient dans ces milieux à cette époque semblaient flotter sur le plateau." 
> Interview de Michelle Reis dans Les Cahiers du cinéma, Hors série Made in China

La caméra se fait alors discrète et n’effectue que de longs mouvements légers comme si elle tentait de se glisser, à l’insu des héros, dans les conversations et les jeux. Les histoires sont rythmées de façon quasi hypnotique par des plans-séquences assez lents qui peuvent ennuyer certes, mais parviennent quand même à dégager des sentiments. 

12 mars 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Sixième film


Le mercredi 12 Mars 2013
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :

L`ange exterminateur (1962)
Un film de Luis Buñuel

Projection à 20h10 précédée d'une introduction au film et à l'oeuvre du cinéaste par des étudiants en cinéma et suivi d'une analyse plus avancée puis d'un débat autour du film.

"Mais au milieu des gags, des énigmes, des images insolites et des situations incongrues, le regard de Bunuel est là, laser impitoyable qui met en évidence la médiocrité des comportements humains."
Françoise Maupin  pour le Figaroscope

"Il avait juste eu une idée, elle l’amusait, il la mettait en oeuvre, en toute liberté. C’est cette obstination mystérieuse à respecter son instinct, son inspiration, les pulsions de son inconscient qui caractérise le mieux le cinéma de Buñuel"
Jean-Baptiste Morain pour Les Inrockuptibles

"Pour les psychanalyste, L'ange exterminateur est une satire de toute puissance de l'inconscient collectif; en termes plus simple, cela correspond à une croisade contre les réflexes "moutonniers", qui aurait les apparens d'une fable."
Henry Chapier pour Combat (12 mai 1963)

3 mars 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Cinquième film

Le jeudi 07 Mars 2013
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :


Gerry (2002)
Un film de Gus Van Sant



Le premier opus de la tétralogie expérimentale de Gus Van Sant

Projection à 20h10 précédée d'une introduction au film et à l'oeuvre du cinéaste par des étudiants en cinéma et suivi d'une analyse plus avancée puis d'un débat autour du film.
Mais tout d'abord un peu de publicité critique :

« C'est peu de dire qu'il s'agit d'un chef-d'oeuvre : le film le plus impressionnant non seulement de Gus Van Sant, mais du cinéma américain le plus récent. Sa vision tient de l'expérience physique, et il faut n'avoir jamais ressenti la suffocation, le terrassement, l'enlisement, la sensation de sa propre disparition, pour ne voir là qu'une distraction arty destinée à ces tordus d'Européens. [...] [On] s'interroge sur ce qui a bien pu piquer Van Sant, devenu un très bon cinéaste hollywoodien, pour le conduire à quitter les rails meanstream chic sur lesquels il surfait allègrement depuis dix ans ?
L'amour, sans doute, pour ces deux Gerry, gosses américains lascifs qui s'engagent jusqu'à se perdre dans on ne sait quel désert Mojave, sans la moindre goutte d'eau, sans la moindre prévenance, par amitié, par jeu. Que le film soit une allégorie de l'amour fou est une évidence, mais qu'il tienne à la fois de la sécheresse et de la virtuosité, qu'il ne vende aucune expérience (un Koh Lanta antonionien ?), qu'il abandonne, au fur et à mesure de son périple passionnel et suicidaire, la simple idée de maîtrise, nous dévaste et nous ravage de plaisir. On a rarement vu le cinéma s'aventurer comme ça. »
Philippe Azoury pour Libération 

« Depuis quand n'avons-nous pas vu coup sur coup deux films si nouveaux dans le cinéma américain ? Il est temps de chanter l'héroïsme de Gerry et d'Elephant »
Stéphane Delorme pour Les Cahiers du cinéma