Des longs-métrages comme celui là, tous les réalisateurs en herbe qui ne pensent qu'aux étoiles, aux rencontres du troisième type et aux arches perdues en ont rêvé. Après avoir produit Cloverfield, oeuvre intense sur le trauma post-11 Septembre et les trentenaires new-yorkais à la dérive, puis avoir redonné une seconde jeunesse à la licence Star Trek, J.J. Abrams revient avec un film de science-fiction et d'aventures qui lorgnent habilement du côté des eighties. Super 8 n'est nullement novateur. C'est simplement l'un des meilleurs film pop-corn depuis deux décennies, alliant intelligence de mise en scène et subtile direction d'acteurs pour un festival d'émotions.
Par Nicolas Schiavi, Excessif
Ce scénario assez basique, J. J. Abrams le transcende à grand renfort de nostalgie. Outre les références cinématographiques, le film doit beaucoup à la recréation minutieuse de l’année 1979 avec ses baladeurs, ses BMX, ses jouets Star Wars, ses polos rayés… Les trentenaires adoreront se replonger dans leurs souvenirs d’enfance, cependant tous les publics, à partir de 10 ans, s’y retrouveront. Comme E.T. en son temps, Super 8 offre en effet une vision tendre, drôle et universelle de l’enfance, incarnée par un casting sans faille. A ce déluge d’émotions et de justesse s’ajoute une impressionnante maîtrise visuelle. Si le monstre « araignée » fera frissonner les plus jeunes, la séquence de course contre la montre dans une zone pavillonnaire scotchera les parents à leurs fauteuils. Seule sa fin bâclée empêche Super 8 d’être un chef-d’œuvre. Mais le pop-corn movie de J. J. Abrams remporte haut la main le titre de meilleur divertissement de l’été et de futur classique pour les gosses qui auront la chance de le découvrir en salles.
Par Marilyne Letertre, Franck Cartelet et Stéphane David, France soir
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