26 mars 2012


IRENE, D'ALAIN CAVALIER (2009)

MERCREDI 28 MARS à l'ODYSSEE    
20 heures 15 - 3 rue des Francs Bourgeois    67000  STRASBOURG




Présentation assurée par S. Bourdaire et J.B. Amann.






Irène est l'histoire d'un cinéaste qui essaie de faire un film et montre "le film au travail". 
- Amanda Robles, Alain Cavalier, filmeur, De l'incidence éditeur, 2011

J'ai été conscient assez tôt dans ma vie que l'essentiel du film était dans le rapport de mon corps avec le corps que je filmais, que tout le secret, le fond même était là, dans cette espèce d'onde, d'électricité qui liait. Et ça m'a intéressé de plus en plus.
- Alain Cavalier, Alain Cavalier, filmeur, De l'incidence éditeur, 2011

Très remarqué à Cannes, Irène vient confirmer l'originalité du travail d'Alain Cavalier, et porter à sa pleine maturité l'entreprise autobiographique entamée il y vingt ans par Ce répondeur ne prend pas de messages et poursuivie, depuis, avec La Rencontre et Le Filmeur. Si la fécondité du regard que la caméra de Cavalier élabore l'inscrit à juste titre dans de passionnantes recherches formelles, Irène vient également rappeler combien son cinéma vise moins à construire un appareillage conceptuel qu'à inventer un point de vue littéral, en particulier dans l'émotion et l'expérience affective dont ce portrait posthume est chargé. Et, si les ressources de la vidéo, du journal, de la confession semblent parfois tirer l'oeuvre de Cavalier vers l'autofiction, Irène déjoue, par sa profondeur temporelle, son intensité funèbre et sa marche sereine, toute complaisance narcissique: il s'agit bien, à partir de la captation la plus immédiate de l'intime, d'engendrer identification et partage.
- Frank Kausch, Positif, octobre 2009.

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