18 février 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos / Quatrième film

Le Jeudi 21 février,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :

Alice dans les villes (1974)
réalisé par Wim Wenders



http://www.cinemotions.com/data/films/0155/76/1/affiche_Alice_dans_les_villes_1973_1.jpg 



 Le film qui lancera définitivement la carrière de l'illustre cinéaste allemand!
 

La projection sera présentée dès 20h20 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!


    “C’est un coup dur, quand on fait un film, d’aller au cinéma et de voir le même à l’écran”, déclarait Wim Wenders pour expliquer la genèse d’Alice dans les villes, son quatrième long métrage. Invité à la projection de La barbe à papa de Peter Bogdanovich, le réalisateur y découvre des similitudes avec son projet. Alors qu’il s’apprêtait à tourner, il est obligé de reprendre son scénario. Il en gommera l’aspect policier et réalisera un film avec moins d’action que prévu. Ce contretemps, rétrospectivement bienvenu, lui permettra de développer les aspects qui deviendront les lignes de force de son oeuvre : l’errance physique et psychique, le road-movie, les dialogues entrecoupés de silences, un regard neuf sur la ville moderne. La quête de Philippe et d’Alice les emmène dans différentes parties de d’Allemagne. L’occasion pour Wenders de trouver une poésie inattendue aux grands ensembles urbains, sublimés par la photographie de Robbie Muller. Rüdiger Vogler interprète avec talent ce journaliste cool et désabusé qui s’éveille peu à peu à la tendresse, et Yella Rottländer compose une irrésistible et émouvante Alice. Film décisif, Alice dans les villes donnera naissance à une trilogie du voyage – il en constitue le premier volet et sera suivi par Faux mouvement et Au fil du temps. Wim Wenders incarnera alors le renouveau du cinéma allemand, au même titre que Werner Herzog et Rainer W. Fassbinder.

Propos extraits du site www.arte.tv


3 février 2013

Cycle Road Movie - Huis Clos, deuxième round

Le Mardi 05 février,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,
venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :

Easy Rider
de Dennis Hopper (1969)

Easy Rider, symbole culturel d'une Amérique hippie.

La projection sera présentée dès 20h15 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!

« En signant ce road-movie défoncé, Dennis Hopper entre définitivement dans la légende, pose les bases d’un cinéma rock et ouvre les vannes du «nouvel Hollywood» furibard des années 70 ».
Bruno Icher, « Easy Rider » l'essence du mythe, Liberation Next, 31 mai 2010.

« La super moto chromé de Captain America ; cette magnifique mécanique recouverte de la bannière étoilée, c'est l'Amérique. Et à n'importe quel moment, l'accident pouvait arriver ».
Peter Biskind, Le Nouvel Hollywood, p. 97.


« Tout semblait différent après Easy Rider (...) les cadres des studios étaient angoissés, effrayés parce que désormais, ils ne possédaient plus les réponses. Vous ne pouviez pas imiter ce genre de film aussi facilement que ça, il était difficile de pondre de la contre-culture en série ».
Peter Biskind, Le Nouvel Hollywood, p. 99. 

25 janvier 2013

Ouverture du cycle Road Movie - Huis Clos

Le 31 janvier,
proposé par les étudiants en cinéma de l'Université de Strasbourg,

venez découvrir ou redécouvrir au cinéma L'Odyssée :


Les Raisins de la Colère
de John Ford (1940)






John Ford adapte au cinéma le chef d'oeuvre de John Steinbeck. 

La projection sera présentée dès 20h20 par des étudiants en cinéma et sera suivie d'une intervention plus poussée. N'hésitez pas à rester pour le débat qui se déroulera ensuite autour du film!



En guise d'amuse-gueules qui pourraient attiser votre curiosité cinéphile, voici quelques morceaux de choix des exégètes de John Ford!


« John Ford (…) est un personnage inouï, très déroutant, l'un des derniers grands cinéastes qui se sont formés avec le cinéma muet, en faisant tout eux-mêmes. Ils ont pris l'habitude d'être «  les seuls maîtres à bord » de leurs films et ne supportent pas les contraintes. Ils emploieront la force, la ruse, mais finiront toujours par obtenir ce qu'ils désirent, par filmer ce qu'ils veulent, quitte à réécrire le scénario sur le plateau. » 
Robert Parrish, in Amis Américains, p. 296


« (…) il est l'un des seuls cinéastes à avoir bâti une œuvre à la mesure de l'Amérique. La vaste saga que forment ses films ressemble à un miroir où se réfléchit ce pays passionnant et contradictoire, immense surtout. (…) Ford ne s'est intéressé qu'à une Amérique bien précise : celle des gens simples, des pionniers, des militaires obscurs, des fermiers. « Je suis un paysan et je suis fier de l'être » a-t-il déclaré. »
Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, in 50 ans de cinéma américain Tome I, p.460




« Ces films sont tous des odyssées de groupes, de plusieurs personnes appartenant au même milieu, la même collectivité. Ford ne s'intéresse aux problèmes personnels (…), que dans la mesure où ils recoupent ceux de la communauté. » 
Bertrand Tavernier, in Amis Américains, p. 53




et enfin, un extrait du livre de Steinbeck, qui est sans doute la meilleure publicité qui puisse être faite au film :

« (…) et la consternation se lit dans les regards, et la colère commence à luire dans les yeux de ceux qui ont faim.
 Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines. »
 John Steinbeck, in Les Raisins de la Colère, chap 25


Venez nombreux!


1 avril 2012

Samson et Delilah (Warwick Thornton, 2009)

Jeudi 5 avril, présentation du film Samson et Delilah du réalisateur australien Warwick Thornton, tranche de vie de deux adolescents de la communauté aborigène Warlpiri dans le désert central. Presque anthropologique, ce film, Caméra d'Or au Festival de Cannes, ne manquera pas de vous faire réfléchir à la condition de la jeunesse aborigène et, d'une manière générale, au désœuvrement de la jeunesse mondiale.

Arts du spectacle : 3.5e
Plein tarif : 6.5e

Présentation et approfondissement assuré par les étudiants d'Arts du spectacle de l'Université de Strasbourg.







+ "Thornton évite l'écueil consensuel du portrait misérabiliste de jeunesse et du tout psychologisant. Ses créatures conservent une part de mystère, que la caméra n'essaie jamais de violer, préférant capter les bribes comme des sursauts de confession. Si le constat social s'accompagne d'une amertume sincère, le salut reste toujours à portée de dénouement pour les deux amants maudits"
Yann François, Chronicart.com


- "Le réalisateur aborigène Warwick Thornton, récompensé par la Caméra d'Or au dernier Festival de Cannes avec ce premier film, fait sombrer ses personnages pour mieux dénoncer le scandale de leur condition. Privés de parole, de ressort, d'espoir, voire d'humanité, au même titre que les quelques Blancs qu'ils croisent, Samson et Delilah pâtissent hélas de tant de complaisance dans la noirceur"
Le Parisien (très grande revue pour les cinéphiles)

26 mars 2012


IRENE, D'ALAIN CAVALIER (2009)

MERCREDI 28 MARS à l'ODYSSEE    
20 heures 15 - 3 rue des Francs Bourgeois    67000  STRASBOURG




Présentation assurée par S. Bourdaire et J.B. Amann.






Irène est l'histoire d'un cinéaste qui essaie de faire un film et montre "le film au travail". 
- Amanda Robles, Alain Cavalier, filmeur, De l'incidence éditeur, 2011

J'ai été conscient assez tôt dans ma vie que l'essentiel du film était dans le rapport de mon corps avec le corps que je filmais, que tout le secret, le fond même était là, dans cette espèce d'onde, d'électricité qui liait. Et ça m'a intéressé de plus en plus.
- Alain Cavalier, Alain Cavalier, filmeur, De l'incidence éditeur, 2011

Très remarqué à Cannes, Irène vient confirmer l'originalité du travail d'Alain Cavalier, et porter à sa pleine maturité l'entreprise autobiographique entamée il y vingt ans par Ce répondeur ne prend pas de messages et poursuivie, depuis, avec La Rencontre et Le Filmeur. Si la fécondité du regard que la caméra de Cavalier élabore l'inscrit à juste titre dans de passionnantes recherches formelles, Irène vient également rappeler combien son cinéma vise moins à construire un appareillage conceptuel qu'à inventer un point de vue littéral, en particulier dans l'émotion et l'expérience affective dont ce portrait posthume est chargé. Et, si les ressources de la vidéo, du journal, de la confession semblent parfois tirer l'oeuvre de Cavalier vers l'autofiction, Irène déjoue, par sa profondeur temporelle, son intensité funèbre et sa marche sereine, toute complaisance narcissique: il s'agit bien, à partir de la captation la plus immédiate de l'intime, d'engendrer identification et partage.
- Frank Kausch, Positif, octobre 2009.

16 mars 2012

Dharma Guns, FJ. Ossang (2010)





En provenance directe de l'esprit du réalisateur multi-talents FJ. Ossang, voila un film qui ne manquera pas de vous intriguer. 

Présenté par des étudiants en licence d'Arts du spectacle, venez découvrir ce film expérimental français aux influences multiples, du muet soviétique à l'expressionnisme allemand.




+"Dans Dharma guns, il y a une idée par plan et cette raison seule devrait suffire à garder intacte sa capacité d'étonnement et son excitation de spectateur. 'histoire, comme souvent chez Ossang, est assez obscure, faite de trafic de produits illicites, de médecins aux expérimentations douteuses, de collusions politiques inquiétantes. Ici le héros débarque sur une île avec un scénario chargé d'instructions pour voyager dans le futur tandis qu'une sorte d'épidémie a créée des sortes de doubles qui, tels des zombies, envahissent l'île. On a parfois le sentiment que tout cela n'est qu'un immense mac guffin et qu'au fond ce qui importe à Ossang c'est de filmer une femme en cape noire traverser le champ ou la trainée de poussière lâchée par la course d'une voiture." 
 Jean-Sébastien Chauvin, Chronicart.com


+ "On se croirait parfois replongé dans du Murnau ou dans du Franju, puis dans du Lynch, mais ces référents sont plutôt évoqués par rémanences que recopiés ou cités. Un peu comme Guiraudie, Ossang a le génie des noms évocateurs ou des mots inventés, décisifs dans la création d’un monde singulier [...] On ne saurait pas résumer ce que raconte Ossang ou assigner un sens précis à son histoire. Ce qu’on sait, c’est que regarder Dharma Guns est une expérience forte, loin de notre réalité prosaïque et qui pourtant la reflète aussi (des pays en état de siège ou de guerre, des individus broyés par des forces puissantes, on en voit tous les jours aux infos)"
Serge Kaganski, Les InRocks


- "Sorti du coma, un homme est poursuivi par une organisation et tente d'écrire un scénario qui n'a aucun sens. Du grand n'importe quoi labélisé "poétique."
Julien Welter, L'Express


- « Nulissime ! Où sont les couleurs ? Où est la 3D ? Où sont les explosions ? »
Michael Bay (non, en fait il n'a jamais dit ça).





12 mars 2012

RUBBER, Quentin Dupieux, 2010

Mais qu'est ce que pourrait bien raconter le film RUBBER de Quentin Dupieux avec une affiche pareille ?


"Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d'un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence..."


Maël Delorme, Léo Guillaume et Nicolas Rausch se feront un plaisir de vous présenter cette oeuvre (?) et de proposer des pistes de réflexion autour de ce film lors d'une séance publique au cinéma l'Odyssée dans le cadre de leurs cours "Films Fondamentaux" de L3 - Arts du Spectacle - Cinéma.


Parce qu'ils ont apprécié ce film inédit, ils vous proposeront une présentation et une analyse haute en couleurs d'un film qui peut sembler de prime abord n'avoir aucun intérêt dans l'Histoire de l'art cinématographique.





"Inutile de le dire, Rubber ne ressemble à rien de connu. Ou alors à la synthèse, en roue libre, de mille et une références cinéphiles, plus ou moins déviantes, qui vont de Psychose à Zombie de George Romero, en passant par le western spaghetti et le road-movie seventies." Télérama

"Les aventures d'un pneu serial killer qui fait exploser des têtes, dans le désert californien. Quentin Dupieux ne manque pas d'air en roulant à fond dans l'absurde. Mais son histoire patine vite malgré des images surprenantes, réalisées avec un appareil photo numérique." Figaroscope